Lecture d’un livre au format électronique… Réflexions.

Cette fin d’année a pour moi été l’occasion de mener une expérience : lire un livre sur un iPad.

Plus de 900 pages à lire jour après jour sur cet écran.

Étrange impression au premier abord que de laisser ses yeux passer de ligne en ligne sans véritablement tourner les pages, sans sentir le contact du papier, sans percevoir la texture de la fibre.

Lecture électronique rime avec lecture pratique

Et puis l’habitude vient.
Rapidement.

J’appréhendais la fatigue oculaire induite par cet écran électronique bien loin de celui beaucoup plus spécifique et adapté des liseuses électroniques telles que le Kindle d’Amazon ou le Kobo de la Fnac. Pourtant je n’ai jamais ressenti de fatigue même pendant des séquences d’une heure continue. Que ce soit avec une lumière allumée ou dans la pénombre.

Bien au contraire. J’ai trouvé l’exercice enthousiasmant pour plusieurs raisons car j’ai retrouvé des fonctions correspondant à mon mode de lecture.

Tout d’abord, il est possible de surligner les portions de texte qui me semblaient importantes. De même, le format ePub et l’iPad autorisent la prise de notes en marge du texte.

Synthèse des textes surlignés dans un ouvrage

Tous ces extraits sont ressencés en début d’ouvrage dans un deuxième sommaire qui permet de rapidement revenir à l’une ou l’autre partie du texte. En revanche, impossible de capter vos notes ou surlignement. Sans doute pour des raisons de protection des contenus.
Cette limitation est malheureuse car elle ramène l’utilisateur à une prise de note manuelle dans un second temps…

Une autre fonction particulièrement pratique, à fortiori lorsque vous lisez une ouvrage en langue anglaise, est la possibilité d’accéder en un tap prolongé à un dictionnaire embarqué vous présentant en anglais la définition de n’importe quel mot.

Cet exercice m’a donc conforté au fil des semaines sur la pertinence de ce format de lecture.
Constat qui a appelé une autre question : comment un imprimeur peut il faire face à ce nouveau vecteur qui plus que le Cd ou internet va achever de mettre à mal la place du papier dans notre monde moderne?

 Quelle réponse l’imprimerie peut-elle offrir au livre numérique ?

Je suis convaincu que plus que jamais ces acteurs de la chaîne graphique doivent jouer sur la carte du service en diversifiant leur offre.

Ils sont détenteurs des fichiers de leurs clients et donc peuvent naturellement se positionner dans une approche plus globale.

1. Il leur faut intégrer très vite une capacité à proposer un ouvrage papier dans sa version ePub/format électronique. Il est donc urgent de tester les solutions proposées pas les éditeurs de logiciels de PAO (Adobe et Quark pour ne pas les citer) et proposer à leur clients des formats enrichis de contenus électroniques.

2. Développer la capacité à accompagner leurs clients papier dans la promotion et la vente de leurs ouvrages dans un format électronique. Même s’il y a un risque de cannibalisation des ventes papier, il vaut mieux être celui qui proposera à son client les deux versions, papier et électronique.

D’autant que des discussions avec des confrères éditeurs m’ont conforté dans l’idée qu’une offre combinant papier+électronique a sa place. Les lecteurs finaux, pour un certain nombre d’entre eux, souhaitent disposer des deux formats. On constate alors que l’électronique peut tirer le papier au lieu de le remplacer.

Autant d’opportunités pour imaginer une évolution du modèle économique des imprimeurs.

En attendant, en tant que lecteur d’ouvrages professionnels, je pense guetter plus régulièrement les parutions sur plateforme électronique. L’expérience est probante.

Enfin, en tant qu’éditeur, cette expérience m’a conforté dans l’idée que l’on pouvait aller plus loin encore en imaginant une véritable application destinée à consulter des contenus professionnels.
Quelque fonctions me viennent à l’esprit, qui permettrait d’offrir à l’utilisateur final – a fortiori s’il évolue dans une offre professionnelle – une valeur ajoutée accrue, justifiant plus encore une approche numérique de ces contenus.
Mais c’est une autre histoire.

Publicités
Cet article, publié dans Edition, Prospective, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s